Albums / EP / Maxi / Demos – Avril 2014

Peu importe le support, pourvu qu’on ait l’ivresse… Les
artistes régionaux continuent de se faire entendre ; à nous de les écouter ! Au
sommaire : Kaléidoscopic Spatial Orchestra, French Connection et Alma Encriada.

 

Kaléidoscopic Spatial
Orchestra – Furia Network
Il en va de ma survie musicale de me coucher chaque soir avec un fond
musical « Radionovesque » : les compilations Nova ou en direct sur Radio
Nova, princesse des ondes, où le New Jazz, La Nuro Funk ou bien encore
l’African Broken Beat règnent. Mais arrêtons les étiquettes. Prenez alors de la
musique cubaine, des rythmes africains, des cuivres jazzy, des voix soul, une
ambiance chaude et dédiée à la danse et vous aurez… Kaléidoscopic Spatial
Orchestra ! Multicolor Actual Unlimited Music, le sous-titre de ce nouvel opus,
annonce bien la couleur.
Et la couleur, on ne voit que ça : le bleu du jazz, le
vert de l’Afrique, le rouge de Cuba, le noir du gospel. Que reste-il aux petits
blancs européens insipides essayant de s’ouvrir à cette musique qui n’est que
religion pour tant de pays ? Car il y a quelque chose de céleste dans
l’« african beat », quelque chose de multi culturel et multicolore.
KSO est vraiment de cette vague musicale qui prône la complexité du beat tout
en restant accessible. C’est de la beauté jazz, tantôt free, passant par «
l’electronico jazz » et tantôt soul et funk comme on aime l’écouter. Le son
passe, donne envie de danser et est vraiment orchestré, il y a du monde sur
scène. Ce genre de projet coupe les jambes et il est assez difficile d’en
parler tant il y a d’influences musicales et culturelles à trouver. Je ne
saurai vous citer là maintenant un groupe comparable. Cela irait de Fela Kutti
à Funkadelic en passant par Cortex, en somme, du jazz impro à la fusion ! Comme
les jazzmen avant un bœuf musical dans les clubs de New Orleans, n’hésitez pas à
crier haut et fort avant d’appuyer sur lecture : « Let’s go Jungle Jazz ! ».
Dove

Facebook KSO

Retrouvez en podcast le débat autour de cette chronique sur Radio Primitive – PODCAST

 


 

French Connection –
Le groove
Premier essai discographique pour French Connection, un
groupe très actif sur scène puisqu’ils ont écumé quasiment tout ce que la
région compte de bars et de troquets. Une belle énergie et une envie que l’on
sent palpable sur ces 4 titres. Et c’est ce que l’on retiendra avant tout de ce
disque. On a ici affaire à un rock fusion très large avec des textes
revendicatifs chantés en français avec un flow hip hop. Les chansons sont
simples et pleines de fraîcheur, comme « Icare » avec ses plans de
guitare « bluesy » ou « Le monde ne tourne pas rond » aux
ambiances métissées. C’est parfois maladroit et on sent que le groupe est
encore jeune. La voix du chanteur est plutôt intéressante mais il n’exploite
pas encore toutes les possibilités qu’elle peut lui offrir. C’est certainement
en se libérant de leurs influences et en travaillant à créer une identité forte
que les French Connection livreront le meilleur d’eux même. Ils ont largement
le temps pour ça avec les capacités des musiciens que l’on sent poindre. Et
puis, il se dégage de ce disque une telle envie d’avancer et de donner le meilleur
que l’on ne se fait pas de souci pour eux. On restera donc attentif à la suite
de leur parcours…
Grogy 

Facebook French Connection

 

 


 

Alma Encriada –  The Unborn Soul
Cela fait quelques temps déjà que les médias annoncent en
filigrane le retour des années 90. Ce n’est qu’une histoire de cycles… En
attendant, il y a les passionnés qui ont connu cette époque et qui ont décidé
de ne rien lâcher en continuant de faire rugir les guitares avec l’overdrive à fond.
Une posture qu’assume fièrement Alma Encriada avec « The Unborn
soul ». L’album s’ouvre avec « Iceberg in the sun ».
Certainement le titre le plus réussi avec une basse qui impose une tension
parfaitement maîtrisée. Les intonations de voix du chanteur Oliv’ sont
clairement les mêmes que Chris Cornell de Soundgarden. Sur le second morceau,
« Breathe » ce sont les Red Hot Chili Peppers qui rencontrent les
expérimentations bruitistes de Tom Morello au moment du solo de guitare.
Heureusement, les influences sont moins pesantes sur les titres suivants même
si on regrettera que les morceaux soient aussi moins captivants. On passera
rapidement sur les deux morceaux en français qui ne sont pas à la hauteur des
autres, malgré le refrain de « Serre moi la mort » que ne renieraient
pas les Queens of the stone age. Mais ce n’est qu’un détail. La production de
Fred Rochette sert parfaitement le projet et les amateurs de gros rock US des
années 90 passeront un excellent moment. Tout le spectre de ce style défile le
long de ces 11 titres avec une cohérence certaine. Une belle surprise !
Grogy

Facebook Alma Encriada

 

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