Adhérent : Sleeping In&Out

Les musiques actuelles, c’est avant tout une histoire de passion et d’envie et notre réseau ne manque pas d’acteurs qui le prouvent ! Nous avons donc donné la parole à Christophe qui nous présente Sleeping In&Out, l’association qu’il gère et avec laquelle il programme de nombreux concerts à Reims pour défendre les artistes indépendants aux cotés desquels il s’engage.

Est-ce que tu peux présenter sleeping In&Out ?

Christophe : Nous avons créé l’association à deux en 2009. Il nous semblait qu’il y avait une place vacante dans l’organisation de concerts rock indé / pop / folk à Reims. Nous avons d’abord essayé d’occuper des petites salles assises, mais faute de lieux disponibles, nous nous sommes retrouvés à faire une coupure de deux ans. Et puis nous avons rencontré l’indispensable Ludwig, le gérant de l’Appart Café, ce qui nous a permis de reprendre et de durcir notre programmation. Notre longue et belle collaboration a commencé avec Moon Duo au printemps 2011. Ensuite il y a eu, entre autres, Mars Red Sky, The Oscillation, Aqua Nebula Oscillator, Yeti Lane, et Girl Band (pour qui les choses se passent plutôt très bien depuis). Nous avons aussi organisé des soirées à Césaré (Mariee Sioux, Corrina Repp), à Saint-Ex (Gareth Dickson), au Bar de la Comédie (Anika), et dans d’autres lieux plus
confidentiels qui ont malheureusement fermé. On pense surtout au défunt Bloc 450, géré par un collectif d’artistes-activistes, où nous avons pu faire jouer (les très sonores) Die! Die! Die!, Ensemble Economique et La Tortue – un de nos groupes rémois préférés.
Et puis il y a eu une petite série de concerts dans des jardins privés. Nous y avons reçu la crème de la pop-folk canadienne – Barzin, Aidan Knight –, et récemment Emily Jane White.

Quelle est la ligne artistique de sleeping In&Out ? Comment tu fais pour travailler sur ce point ?

C. : Elle est à l’image de nos goûts, tout bêtement. De la folk au rock psyché en passant par des trucs plus expérimentaux, ambient et doom. C’est une histoire de construction de réseau, de rencontres. Un jour on croise par hasard le tourneur d’untel à un concert à Paris, et les choses s’enchaînent, les opportunités se présentent. Ou alors on découvre un groupe et on le contacte directement. Ça a été notamment le cas avec The Seven Mile Journey – des Danois qui n’avaient encore jamais joué en France. Soit dit en passant ils sortent un nouvel album cet automne, et ça serait vraiment bien de les revoir sur scène…

Ça fait 7 ans que sleeping In&Out existe : peux-tu nous raconter un événement/une rencontre qui t’as marqué(e) sur ces dernières années ?

C. : Le succès mondial de Brother Dege, repris au casting de la Nouvelle Star.

Tu gères le label Discolexique en parallèle, quelles sont les interactions entre les deux
structures ?

C. : Ce sont les rencontres faites avec sleeping qui ont permis de lancer le label. J’avais envie d’évolution, de sortir de la simple organisation de concerts pour investir le monde et ouvrir le champ des possibles. Peu après leur passage à Reims Tu Fawning se sont séparés. Est arrivé le moment où Joe Haege (également leader de 31knots) a démarré un nouveau projet, pour lequel il n’avait pas de label en Europe. C’est comme ça que j’ai sorti l’album de Vin Blanc / White Wine. De la même façon, Corrina Repp (elle aussi membre de Tu Fawning) a eu envie de refaire de la musique en solo. Ce qui a mené au magnifique “The Pattern of Electricity”, que vous pourrez vous procurer le 21 septembre à la Cartonnerie – Corrina y fera la première partie de Sun Kil Moon / Jesu. Et il y a donc Brother Dege, qui lui non plus n’avait pas de label en Europe. Et ce malgré le fait qu’un de ses morceaux avait été utilisé par Quentin Tarantino sur la BO de Django UnchainedParlons enfin de Gareth Dickson, un Écossais qui fait de la folk ambient. Un croisement entre Nick Drake et Brian Eno. Nous l’avions programmé deux fois à Reims avec Sleeping In&Out, et lui non plus n’avait pas véritablement de label. Son nouvel album, “Orwell Court”, sortira sur discolexique en novembre. Je vous invite à suivre tout ça sur la page facebook et sur le site internet www.discolexique.com

Comment as-tu découvert le Polca et pourquoi as-tu souhaité adhérer ?

C. : Dans le milieu de la musique en Champagne-Ardenne, le Polca est comme un totem. J’ai l’impression
qu’il fait partie du paysage depuis très longtemps. J’ai adhéré parce que Greg et Rodolphe sont des types persuasifs… et surtout parceque ça serait idiot de rester en dehors d’un réseau et d’une structure offrant autant de ressources.  Et au passage, grâce au travail d’Anne-Laure, c’est le bon endroit si l’on veut se prémunir contre les risques auditifs. Et puis ce sont des gens délicieux. D’ailleurs, avec Rodolphe alias “le Fils du Pirate”, nous organisons le concert de Motorama au floor de la Cartonnerie le 25 octobre. C’est ce qui se fait de mieux en matière de revival cold-wave. À ne pas manquer.

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