Fiche métier : Élodie Marchal – Chargée de production – Accueil-artistes

L’objectif de notre « Fiche Métier » est de mieux faire connaître les membres du réseau ainsi que leur fonction et leur activité. C’est à Élodie Marchal, chargée de production au sein de la salle de musiques actuelles rémoise La Cartonnerie, que nous avons posé nos questions.

Propos recueillis par Aurélien Mallet en février 2020.

 

Prénom / Nom : Elodie Marchal, mais appelez-moi Lola
Age : 28 ans
Structure : La Cartonnerie de Reims
Activité : Chargée de production – Accueil artistes

Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?

Élodie : Après l’obtention de mon diplôme en licence professionnelle Assistant Gestion Diffusion Développement Culturel et un stage au festival Cabaret Vert, j’ai fait un service civique au POLCA au sein du pôle Prévention. Un poste à La Cartonnerie s’est libéré, j’ai tenté ma chance. Et ça fait bientôt trois ans maintenant que je suis chargée de production pour la salle, et son festival La Magnifique Society.

En quoi consiste ton activité ?

E : Mon rôle s’est de veiller à ce que tout roule le jour du concert en préparant les dates. Je réceptionne les contrats, ainsi que les riders et les fiches techniques des groupes. Après relecture, on parle entre producteurs afin de s’accorder et de permettre d’accueillir dans les meilleures conditions possibles.
Je dois penser à tous les détails et savoir apporter des réponses pour des groupes qui sont en tournée. Être capable de réserver des hôtels, gérer des transferts aéroports-salle, trouver un médecin ou un kiné, connaître leurs régimes alimentaires et ce qu’ils ont besoin en loges… Selon les groupes, ça peut aller très loin. Il y a des demandes parfois loufoques… Mais ça c’est confidentiel. C’est vraiment varié et différent d’un groupe à un autre, d’un style de musique à un autre. Je ne m’ennuie que très rarement, car les demandes ne se ressemblent jamais. Je passe, du jour au lendemain, d’un accueil d’un spectacle pour le jeune public avec 3 artistes qui sont autonomes à un groupe de rap de 20 personnes qui ont des besoins spécifiques.

Avec qui es-tu en relation ?

E : C’est ce que j’aime le plus dans ce que je fais : je suis en relation avec tous les pôles de ma salle, aussi bien la billetterie que l’administration, en passant par la technique et la communication. J’ai une équipe formidable, et c’est un plaisir de travailler avec chacun d’eux au quotidien. Et en externe, c’est pareil. Je suis le lien entre les producteurs, le tour manager, les artistes et les membres de mon équipe. Je rencontre des équipes différentes à chaque date. On peut vivre entre un jour et une semaine ensemble en cas de résidence. Le but, c’est que chacun permette aux artistes de se produire et de faire passer un bon moment au public.

Quelles difficultés as-tu pu déjà identifié ?

E : Il faut savoir gérer les imprévus et être très pragmatique. Plus tu maîtrises ton sujet, plus tu auras les moyens de t’adapter. Un pressing qui n’avait pas été demandé à l’avance, un train annulé qui empêche le groupe d’arriver à l’heure… Il faut être réactif et savoir quelle est la solution la plus viable. Ce n’est pas une réelle difficulté en soi mais en France, on ne dispose pas de tous les produits ni les mêmes marques qu’on pourrait avoir aux Etats-Unis ou autres… Alors il faut toujours chercher des équivalents qui puissent être acceptés par le groupe. On doit aussi être réaliste et ne pas céder sur nos convictions. On sait que c’est une industrie, et que l’impact écologique est énorme. Il faut que les groupes acceptent de s’adapter à la vision « développement durable » du lieu d’accueil. Je suis très contente qu’on ait enfin pu réduire les déchets plastiques en mettant en place des fontaines à eau en loges par exemple.

Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton travail ?

E : Rencontrer des nouvelles équipes à chaque date, ou au contraire retrouver des personnes qu’on a déjà eues avant, découvrir et écouter des nouveaux artistes. J’adore vraiment avoir à la fois des concerts en salle et le festival, ça permet de se renouveler en permanence. Ce métier, c’est l’anti-routine par excellence. C’est passionnant !

As tu déjà des perspectives d’évolution ?

E : Je me laisse encore du temps pour trouver ma voie et savoir évoluer. Mais j’aimerais un jour pouvoir faire des zéniths et des stades. Et puis, partir en tournée aussi. On verra bien les opportunités qui se présenteront.

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